le blanc et le rouge



improbable et surtout

chimérique intersection

du réel et de l’irréel, de l’ici et de l’ailleurs;

le relatif et l’absolu se croisent

au delà des paradoxes de la parole,

la pensée est souvent aveugle aux échanges sensibles avec le monde:

les dieux déjouent le concept de relativité,

ils nous montrent brutalement le néant,

le frémissement de l’obscurité. 

commençons le voyage, la traversée du désir et de la mort…

la mémoire du paysage est tout ce qui compte

- la naissance d’une histoire, une vraie question de l’humilité -

il te faudra ouvrir les portes de la mort pour sentir

la vie qui éclate en toi comme une explosion de lumière,

comme une pluie de ton sang: tes mains seront propres

mais froides comme la neige…





le visage dans le miroir

between the quest and the star of all hopes

between the mind and your dissipating reflection in the mirror

the cradle of dreams arches high, a vision of worlds yet to come,

a music in different keys, flashes of light, waves of darkness…

territories uncharted, a journey (necessary) -

yes, you have to know by now there are  

no easy solutions,

no simple denouement to this story would follow; 

choices, attitudes, a merry-go-round of

blessings and little joys - they keep spinning in the mist,

somewhere between your thoughts and 

le mur des lamentations;

you cannot touch them or

count them - 

the pain slices the hours open like

a row of gutted fish in a deserted market;

go away, leave this place,

spread your wings inward and

let your clumsy flight hurt your heart - 

butterfly trapped in a bottle…


spring canvas

in spring she used to write poems

about love and death - she pulled some

fresh metaphors from the black moist earth;

there was a humming in the air

and she held them in her hands,

pressed to her chest like magnolia flowers -

shape shifting metaphors may mimic spring blossoms;

it is well known that

the mind survives precisely due to its instability: 

fall, collapse, rehabilitation, healing, redemption

rotate periodically around the axis of folly;

nothing more absurd, I know,

than an ideal of order and harmony -

a fabrique de jardin where

neither body nor soul will find shelter,

she said with a sigh.

she was edgy, watchful -

was she afraid she’d be played?

oh, no! because she expected nothing straight,

good or true

from the treacherous spring -

she trusted nobody

wearing a human face…


au printemps, elle écrivait des poèmes

à propos de l’amour et de la mort - elle en a tiré

des métaphores fraîches de la terre noire et humide;

il y avait un bourdonnement dans l’air

et elle les tenait dans ses mains,

pressées contre sa poitrine comme des fleurs de magnolia -

Les métaphores aux formes changeantes peuvent imiter les fleurs du printemps;

il est bien connu que

l’esprit survit précisément en raison de son instabilité: 

chute, effondrement, réhabilitation, guérison, rédemption

tournent périodiquement autour de l’axe de la folie;

rien de plus absurde, je sais,

qu’un idéal d’ordre et d’harmonie -

une fabrique de jardin où

ni le corps ni l’âme ne trouveront refuge,

dit-elle avec un soupir.

elle était énervée, vigilante -

avait-elle peur d’être jouée?

Oh non! parce qu’elle n’espérait rien de plus,

bon ou vrai

de la source perfide -

elle n’a fait confiance à personne

portant un visage humain…

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